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Nos Conseils de Lecture



DISCRIMINER POUR MIEUX RÉGNER
Enquête sur la diversité dans les partis politiques français




Vincent Geisser & El Yamine Soum

Discriminer pour mieux régner : Enquête sur la diversité dans les partis politiques français

Alors que la « diversité » est devenue un thème à la mode, s’imposant désormais comme un impératif démocratique, cette enquête approfondie auprès d'élus, de militants et de dirigeants politiques issus de l’immigration et des DOM-TOM met en évidence une opération de « diversion » qui se traduit par une forme de colorisation superficielle de la vie politique française.

La diversité en politique, parlons-en ! Ils sont élus locaux ou nationaux, cadres et responsables chez les Verts, au PCF, au PS, au MoDem et à l’UMP, ont accumulé parfois plus de 20 ans de militantisme et sont pourtant aujourd’hui unanimes à dénoncer les discriminations qui sévissent dans leur parti politique. En deux mots, la diversité conduirait davantage à une gestion exotique des minorités dites « visibles », à un Second collège électoral, qu’à un véritable partage du pouvoir. Vue des sommets du pouvoir, la vie politique française paraît toujours aussi pâle et monocolore.

Dressant un bilan critique des élections législatives de 2007 et des municipales de 2008 qui se sont traduites par une totale invisibilité des « minorités visibles », ces militants issus de l’immigration maghrébine, africaine et des DOM-TOM réclament un « traitement de choc républicain », qui instaure une égalité réelle dans les partis. Sceptiques à l’égard de la « discrimination positive », majoritairement perçue comme un faux remède, ils proposent un certain nombre de mesures concrètes pour lutter contre ce phénomène de « plafond de verre » qui domine la vie politique française. Pour eux, le véritable communautarisme, c’est d'abord le communautarisme des partis qui fait que les institutions politiques ne sont plus aujourd’hui à l’image de la France.

Fondé sur une enquête inédite, cet ouvrage repose sur le témoignage de militants et de responsables de partis politiques, de droite et de gauche, femmes et hommes, de la région parisienne, et des territoires de la République, qui ont choisi d’exposer leur conception d’une « diversité à la française » qui ne soit pas simplement une voie de garage ethnique et exotique.

Présentation des auteurs
Vincent GEISSER est politologue et sociologue au CNRS, à l’Institut de recherches et d’études sur le monde arabe et musulman (IREMAM) d’Aix-en-Provence. Président du Centre d’information et d’études sur les migrations internationales (CIEMI), il a notamment publié Ethnicité républicaine. Les élites d’origine maghrébine dans le système politique français, Presse de Sciences Po (1997), La Nouvelle Islamophobie, La Découverte (2003) ; Marianne & Allah, les politiques français face à la « question musulmane », La Découverte (en collaboration avec Aziz Zemouri, 2007).

El Yamine SOUM est diplômé d’études latino-américaines et de science politique, actuellement doctorant à l’École des hautes études en sciences sociales, au CADIS (Centre d’analyse et d’intervention sociologiques). Chroniqueur à Respect Magazine, il travaille sur les enjeux de l’ethnicité dans le système politique français et américain.

Les Editions de l'Atelier
2008 - 240 p. – 18,50 €
Code Sofedis/Sodis : S390735
ISBN : 978-2-7082-4002-5



            


SÉTIF, 1945 : HISTOIRE D'UN MASSACRE ANNONCÉ




Jean-Louis Planche

Sétif, 1945 : histoire d'un massacre annoncé

Le 8 mai 19445, deux faits mineurs survenus à Sétif et à Guelma déclenchent le plus grand massacre de l'histoire de la France contemporaine, en temps de paix : au moins 20 000 et probablement 30 000 Algériens sont tués par les Européens.

Grâce au dépouillement des archives des ministères de l'Intérieur, de la Guerre et de celles de Matignon, à de multiples entretiens avec des témoins, des acteurs et des journalistes, l'historien Jean-Louis Planche reconstitue le processus de cette « Grande Peur », survenue dans le département d'Algérie le moins politisé. Il montre, à l'origine, l'imbrication entre les conséquences immédiates de la guerre mondiale (notamment la présence américaine), les ravages du marché noir qui a déstructuré la société coloniale et une épuration politique manquée. Il explique comment on passe d'une psychose complotière à une peur de l'insurrection générale, puis à une répression aveugle. Il analyse le rôle des partis politiques prompts à instrumentaliser l'affaire, au moment où ils se déchirent pour le contrôle du pouvoir dans la France d'après guerre. Résultat : deux mois tragiques pour le Constantinois et une chape de plomb qui, soixante ans après, continue de peser sur les relations franco-algériennes et de hanter la mémoire nationale. Ce livre lève enfin le voile.

éd. Perrin
2006 - 422 pages - 22,9 €
ISBN : 2262024332



            


LA FRANCE NOUS A LÂCHÉS
Le sentiment d'injustice chez les jeunes des cités




Eric Marlière

La France nous a lâchés
Le sentiment d'injustice chez les jeunes des cités


« Nous, on est des pions, des bicots dans des cages à poules, ils ne savent pas quoi faire de nous » ; « on vit dans un système bien huilé et nous on est un peu les boucs émissaires » ; « on nous a parqués dans des cités dortoirs avec rien. C'est normal qu'à un moment donné on fasse des conneries ». Les témoignages empreints de désespoir, de haine et de révolte sont légions dans cet ouvrage, lequel propose un éclairage sur les dimensions politiques du sentiment d'injustice qui structure la perception du monde chez beaucoup de « jeunes des cités ».
À partir de son observation participante menée sur plusieurs terrains en France, et de sa retranscription des discours formels et informels dont il a été témoin, Éric Marlière analyse la nature des propos belliqueux qui animent une partie de ces jeunes. Les relations conflictuelles avec la police, la méfiance à l'égard des travailleurs sociaux et le désenchantement vis-à-vis de l'école singularisent leur rapport aux institutions. Leur conception de la politique est négative et hypercritique: corruption, « toute-puissance » de l'État, « forces obscures » (francmaçonnerie et « sionisme ») forment une sorte de « théorie du complot » dont ils se sentent les premières victimes. La radicalité des discours entendus fait écho au quotidien de ces enfants d'ouvriers qui n'ont plus d'emprise ni sur le présent, ni sur l'avenir. Se sentant déconsidérés et, de surcroît, stigmatisés comme les « nouveaux ennemis de l'intérieur », ils développent un sentiment d'insécurité dans un pays qui a pourtant vu naître la constitution des droits de l'homme et du citoyen.
Réalisée sans détour, cette enquête de terrain nous montre de l' intérieur les représentations sociales véhiculées par ces « jeunes des cités » qui défrayent si souvent la chronique.

Présentation de l'auteur
Éric Marlière est docteur en sociologie, chercheur associé au Centre de recherches sociologiques sur le droit et les institutions pénales (CESDIP), au Centre de recherche sur les actions locales (CERAL) et chargé d'enseignement à l'université Paris-Nord. Il a publié sa thèse, Jeunes en cité, Diversité des trajectoires ou destin commun ?, chez L'Harmattan en 2005.

Préface de Laurent Mucchielli.

Fayard



            


IMMIGRATION, ANTISÉMITISME ET RASCISME EN FRANCE




Gérard Noiriel

Immigration, antisémitisme et rascisme en France
XIX-XX siècle - Discours publiques, humiliations privées


Fayard



            


LA PETITE FILLE DE MOSTAGANEM

Isabelle Vaha

La Petite Fille de Mostaganem

Une petite photo déchiquetée : Oran 1959.  Un légionnaire en uniforme pose à côté d'une fillette en bonnet blanc : Isabelle Vaha.
Mars 2002, son histoire vient la rattraper : celle d'un père tortionnaire en Algérie, dont elle découvre, gamine, la réalité dans une boîte à chaussures : des photos de scènes de tortures auxquelles il a activement participé. Une vie réduite à un "misérable tas de secrets" pour reprendre l'expression de Malraux où, dans sa famille, les mots sont aussi tranchants que les lames : "L'Algérie serait si belle sans les arabes !"

juin 2007
202 pages version numérique (pdf image-texte) : 5 345 Ko
Prix éditeur : 17,5 €
ISBN : 978-2-296-03366-5



            


MARIANNE ET LES COLONIES



Gilles Manceron

Marianne et les colonies
Une introduction à l’histoire coloniale de la France

Table des matières :
Introduction : La République et son passé colonial
- L’universalisme en question
- Aux racines du racisme et de l’idéologie coloniale
- Les effets pervers de l’impunité des crimes coloniaux
- Quelle histoire coloniale à l’école ?
- Le « paradoxe républicain »
- L’exigence de justice et de vérité
  • Des droits de l’homme aux vies sans valeur
    • 1. Première colonisation et émergence des droits de l’homme
    • 2. « Périssent nos colonies plutôt qu’un principe... » ou l’application des droits de l’homme aux colonies
    • 3. Rétablissement de l’esclavage et première guerre coloniale
    • 4. Le mouvement antiesclavagiste, Tocqueville et la IIe République
    • 5. « Les hommes naissent et demeurent égaux... » ou seulement certains d’entre eux ?
    • 6. La construction du sauvage

  • Des crimes recouverts de mensonges
    • 7. Conquête militaire ou colonisation pacifique ?
    • 8. La spécificité du cas algérien
    • 9. L’opinion publique et le fait colonial : idéaux et intérêts
    • 10. Inhumanité coloniale ou « colonisation démocratique »
    • 11. Présence et limites de l’anticolonialisme jusqu’en 1914
    • 12. Les anticolonialistes et le cas de la Ligue des droits de l’homme
    • 13. La guerre d’Éthiopie ou le discours colonial pris à son propre piège

  • L’exigence de vérité et de justice
    • 14. De la débauche de propagande au « trou de mémoire » colonial
    • 15. Quelle issue au débat sur la torture en Algérie ?
    • 16. Des « crimes contre l’humanité » ?
Conclusion : La décolonisation des esprits

- Les discriminations raciales aujourd’hui
- Pour une vraie réflexion sur le passé colonial.

Nouvelle présentation
Juin 2005 - 322 pages - 13,50 €
éd. La Découverte Poche / Essais, n°137.



            


LE MAL-ÊTRE ARABE



Dominique Vidal & Karim Bourtel

Le Mal-Être Arabe
Enfants de la Colonisation

« Le mal-être de centaines de milliers d’immigrés et de fil(le)s d’immigrés nord-africains a d’évidence des causes anciennes et profondes, qui minent le “modèle républicain”. Souffrent-ils, comme disent certains, d’une schizophrénie identitaire ou plutôt des discriminations dont ils sont victimes dans tous les domaines – logement, éducation, emploi, santé, culture ? Le sort que cette société leur réserve a-t-il un lien, et lequel, avec la longue histoire coloniale de la France ? Les enfants de l’immigration subissent-ils le carcan de l’islam, jugé irréformable et accusé de servir de terreau à toutes les violences – délinquance, actes antisémites ou machistes, voire terrorisme ? À moins qu’une certaine islamophobie ne s’ajoute au vieux racisme anti-arabe, alimentée par la “guerre anti-terroriste” – et ses relais médiatiques – menée par les États-Unis depuis le 11 septembre 2001 ?

Deux décennies après la “marche des Beurs”, où en est le mouvement des jeunes issus de l’immigration ? L’action commune entre musulmans et non-musulmans contre l’exclusion augure-t-elle d’un renouveau de leur action et de leur alliance avec les forces altermondialistes ? Mais pour quel objectif ? Afin que les enfants de l’immigration s’“intègrent” à la société française – mais à la seule manière d’une reddition sans condition ? Ou pour que celle-ci leur garantisse enfin l’égalité des droits et des chances sans laquelle il n’y a pas de possibilité de vivre ensemble, dans le respect des différences ? »



            


LA NOUVELLE ISLAMOPHOBIE



Vincent Geisser

La Nouvelle Islamophobie

Présentation de l'éditeur
Du livre haineux d’Oriana Fallaci aux « provocations » de Michel Houellebecq, en passant par certaines déclarations d’intellectuels et éditorialistes de renom, l’Islam fait depuis peu l’objet de critiques violentes qui se nourrissent de tous les amalgames ( notamment avec le terrorisme islamiste) : l’idée se répand, confortée par les thèses de Samuel Huntington sur le « choc des civilisations », que l’islam est une religion dangereuse et qu’elle représente une menace pour la France et ses valeurs.
A partir d’une enquête approfondie et d’une analyse de la rhétorique anti-musulmane, les auteurs s’attachent dans ce livre à mettre en lumière les anciens et les nouveaux registres de l’islamophobie « à la française », du mépris chrétien pour la religion musulmane à la xénophobie de l’extrême droite, en passant par l’offensive des « intégristes » de la « laïcité » ou la haine de l’arabo-musulman dans certains milieux juifs radicaux. Ils expliquent en particulier que cette islamophobie s’ancre très profondément dans la mémoire de l’Algérie coloniale : la crainte et la haine du musulman semblent avoir progressivement succédé à celles de l’ « Arabe », mêlant haine religieuse, racisme et peur des nouvelles « classes dangereuses », les jeunes de banlieues.

L'auteur vu par l'éditeur
Vincent Geiser est chercheur à l’Institut de recherches et d’études sur le monde arabe et musulman ( CNRS) et enseigne à l’Institut d’études politiques d’Aix- en- Provence. Il est l’auteur de Ethnicité républicaine (Presses de Sciences Po - 1997), Diplômés maghrébins d’ici et d’ailleurs ( CNRS Editions- 2000-), et de Le Syndrome autoritaire. Sociologie de la Tunisie de Bourguiba à Ben Ali ( en collaboration, Presses de Sciences Po, 2003)


éd. La Découverte
Septembre 2003 - 122 pages



            


LE CORPS D'EXCEPTION



Sidi Mohammed Barkat

Le Corps d'exception
Les artifices du pouvoir colonial et la destruction de la vie

Présentation de l'auteur
Ancien directeur de programme au Collège international de philosophie, Sidi Mohammed Barkat est actuellement chercheur associé au Laboratoire de psychologie du travail et de l'action du Conservatoire national des arts et métiers. Il a dirigé l'ouvrage collectif Des Français contre la terreur d'État. Algérie 1954-1962 (Reflex, Paris, 2002).

Présentation de l'ouvrage
Dans Le Corps d'exception, Sidi Mohammed Barkat propose une analyse rigoureuse de l'indigénat et du système colonial, qui permet de rendre compte de la violence dont le corps des colonisés a pu faire l'objet, notamment lors des massacres du 8 mai 1945 et du 17 octobre 1961, mais aussi d'apporter des éléments de réponse à la question de la permanence des dispositifs institutionnels et politiques du colonialisme français. Pour lui, les colonisés ont été institués comme "corps d'exception" : le corps d'exception est d'abord une image -, l'image de corps sans raison, réputés dangereux, indignes de la qualité de citoyen, mais cependant membres de la nation française, inclus dans le corps social en tant qu'exclus, soumis à un régime légal d'exception permanente établissant au cœur de l'État de droit une suspension du principe d'égalité. Cette réduction des colonisés à des corps simplement organiques et déshumanisés, ainsi que leur exclusion de la sphère politique, ont rendu pensable et possible leur transformation en corps indifférenciés pouvant être mis à mort arbitrairement, au moment précis où ils prétendaient apparaître dans l'espace public comme des sujets porteurs du droit d'avoir des droits. C'est bien sûr l'actualité de cette histoire que Sidi Mohammed Barkat vise au travers de ses analyses.




            


LA GAUCHE ET LES CITÉS



Olivier Masclet

La Gauche et les Cités
Enquète sur un rendez-vous manqué

Présentation de l'éditeur
Pendant les révoltes qui ont secoué les quartiers populaires en novembre 2005, la plupart des dirigeants politiques français ont réclamé des jeunes qu'ils cessent de s'exprimer par la violence, qu'ils se comportent comme tout citoyen responsable, déléguant, votant, revendiquant. Le succès de la première édition de l'ouvrage d'Olivier Masclet (2003) tient à l'originalité d'une enquête de terrain, historique et ethnographique, où nous découvrons comment, dans une municipalité de gauche, un fief communiste de la banlieue rouge, les " militants de cité " ont été progressivement exclus du champ politique local. En montrant que les quartiers économiquement déshérités le sont aussi politiquement, Olivier Masclet, maître de conférences en sociologie à l'université Paris-V, chercheur au CerlisCNRS, nous livre une des clés de compréhension du désintérêt à l'égard des formes traditionnelles de la politique de la part des habitants de ces quartiers voués à la stigmatisation des ouvriers, des pauvres et des Français nouveaux. A rebours des analyses misérabilistes sur les quartiers populaires, ce livre montre que, dans les cités, se produit et se renouvelle un certain rapport à la politique. Malgré trente ans de crise, des porte-parole, souvent issus de l'immigration, continuent d'émerger, susceptibles d'incarner pour la jeunesse de ces quartiers un modèle de mobilisation et de promotion collective par l'action politique. Demeurera-t-on encore longtemps aveugles et sourds à ce qu'ils disent ?

Le texte de l’article "Le rendez-vous manqué de la gauche et des cités" d’Olivier Masclet, paru dans le Diplomatique en janvier 2004, est en ligne : cliquez ici

Présentation de l’auteur et de son livre : cliquez ici




            


COLONISER - EXTERMINER



Olivier Le Cour Grandmaisons

Coloniser - Exterminer
Sur la guerre et l'État colonial

Quelles furent les spécificités des conflits coloniaux engagés par la France en Afrique du Nord et ailleurs ? Que nous apprennent les méthodes singulières - enfumades, massacres de prisonniers et de civils, razzias, destructions de cultures et de villages - couramment employées par les militaires français sur la nature de la guerre conduite pour pacifier l'ancienne Régence d'Alger ? Pourquoi de nombreuses mesures racistes et discriminatoires ont-elles été élaborées puis appliquées au cours de la conquête et de la colonisation de l'Algérie ? Comment furent-elles codifiées sous la Troisième République puis étendues aux nouveaux territoires de l'empire tels que l'Indochine, la Nouvelle-Calédonie et l'Afrique-Occidentale française ? Telles sont quelques-unes des questions auxquelles cet ouvrage entend répondre. En effet, la conquête puis la colonisation difficiles et meurtrières de l'Algérie doivent être considérées comme une sorte de vaste laboratoire au sein duquel des concepts - ceux de «races inférieures», de «vie sans valeur» et d'«espace vital», promis à l'avenir et aux usages que l'on sait - furent forgés. De même, on découvre les origines de nouvelles techniques répressives - l'internement administratif et la responsabilité collective notamment - qui, avec le Code de l'indigénat adopté en 1881, firent de l'État colonial un état d'exception permanent. Plus tard, l'internement fut même importé en métropole pour s'appliquer, à la fin des années 1930, aux étrangers d'abord, aux communistes ensuite puis aux Juifs après l'arrivée de Pétain au pouvoir. S'appuyant sur quantité de documents peu connus voire oubliés, sur la littérature aussi, cette étude originale et dédisciplinarisée éclaire d'un jour nouveau les particularités du dernier conflit qui s'est déroulé entre 1954 et 1962, mais aussi les violences extrêmes et les guerres totales qui ont ravagé le Vieux Continent au cours du XXe siècle.

Chez Fayard
22 Euros
ISBN: 35-2516-9 I-2005




            


LE PEUPLE DES CLANDESTINS



Smaïn Laacher

Le peuple des clandestins


Sciences Humaines et Essais 03/2007
Ils sont aujourd'hui des millions de personnes à errer de par le monde à la recherche d'une vie meilleure. Dépourvus d'identité officielle, ces émigrés clandestins dérangent le droit, la législation nationale, les conventions internationales, la nation et les autres immigrés depuis longtemps installés dans leur pays d'adoption.
Smaïn Laacher a réalisé un travail d'enquête de plusieurs années auprès d'émigrés sur le départ au Yémen, au Pakistan, au Maroc, en Afghanistan, en Algérie, en Tunisie et auprès de candidats à l'émigration en Angleterre, en Italie, en Grèce, en Turquie, en France.
Partir de chez soi ne va jamais sans la conviction d'un retour au foyer. Se pose alors une question essentielle et encore très peu explorée : comment demeurer, à ses yeux et aux yeux des autres, une personne quand l'univers de l'étranger est régi par des normes d'exception et l'absence de droits ?
Les portraits, les récits et les expériences qui nourrissent ce livre, donnent une vision inédite des clandestins. Ces parias, en nous prêtant leurs yeux et leurs mots, nous font ainsi découvrir ce qui peut les fasciner dans nos pays.


Code Hachette : 5179767
Format : 140x210x16 mm - Prix TTC : 16,00 €
ISBN / EAN : 9782702137864



            


LA GAUCHE ET LES CLASSES POPULAIRES



Henri Rey

La Gauche et les Classes Populaires


Mot de l'éditeur
L'élimination du candidat socialiste avant le tour décisif de l'élection présidentielle de 2002, l'effondrement électoral du Parti communiste, puis les revers législatifs de l'ancienne gauche plurielle ont créé un choc profond dans l'opinion. Et le sursaut des élections régionales de 2004 ne suffit pas à démentir une évolution engagée dès le milieu des années 1980, celle d'une mésentente progressive entre la gauche et les classes populaires. C'est l'histoire et l'actualité de cette mésentente que Henri Rey restitue dans ce livre incisif, en s'appuyant sur de nombreuses enquêtes originales, menées depuis des années auprès des électeurs des quartiers populaires et des adhérents de partis de gauche. Et il explique pourquoi ouvriers et employés se sont progressivement détachés de ces formations devenues partis de gouvernement. Pour des raisons en partie différentes et en partie semblables, les diverses composantes de la gauche se sont coupées des milieux populaires. Enfermement dans la gestion, mise en œuvre de réformes productrices de déceptions, abandon du militantisme sur le terrain, autosatisfaction et arrogance tous ces facteurs se sont conjugués, révélant les difficultés des dirigeants de gauche à élaborer des réponses adaptées aux aspirations des classes populaires face à l'insécurité croissante de leur existence sociale et à la précarisation de leur statut. Un essai sans concessions, indispensable à tous ceux qui entendent contribuer au renouvellement de la gauche française, et qui sera également utile aux étudiants en sciences politiques.




            


MÉMOIRES ALGÉRIENNES



Coordinateurs: Kadri Aïssa, Prévost Gérard

Mémoires Algériennes


Table des matières
  • Introduction, Gérard Perreau-Bezouille
  • Avant-propos, Gérard Prévost
  • L'histoire des bidonvilles, Aïssa Kadri
  • Entre mémoire et histoire : un témoignage sur la politisation de l'immigration maghrébine en France, Mohammed Harbi
  • La main-d'oeuvre algérienne dans l'industrie automobile ou les oubliés de l¹histoire, Laure Pitti
  • Les caractères originaux de l'histoire de l'immigration algérienne, René Gallissot
  • Mémoire ouvrière, mémoire de l'immigration, Gérard Prévost
  • L'immigration en France, une pauvreté " exotique ", Abdelmalek Sayad

La connaissance des processus migratoires se renouvelle aujourd’hui dans le cadre d’une mondialisation problématique. Il est donc important de revenir à l’espace temps des années d’après-guerre pour éclairer les enjeux actuels. Les textes livrés ici en hommage au sociologue Abdelmalek Sayad, à partir d’un lieu emblématique s’il en est Nanterre , reviennent sur le sort fait pendant longtemps à l’immigration algérienne, sur ses luttes sociales et politiques. Ils sont de ce point de vue d’une brûlante actualité. Abdelmalek Sayad a, mieux que quiconque, mis en avant la gravité et la force explicative des « mémoires immigrées », multiples, différenciées, entrecroisées, que les historiens peinent à constituer en archives ; des mémoires tourmentées, expression de contradictions, de processus de domination, enveloppées aujourd’hui par les intérêts d’États, et se manifestant de manière plus vive selon les contextes, en fonction des intérêts catégoriels et des enjeux du moment. En témoin avisé des effets sociaux de la colonisation française en Algérie, depuis ses premiers travaux avec Pierre Bourdieu, Abdelmalek Sayad s’est consacré pendant près de trente ans à produire une socio-ethnographie de l’immigration algérienne, dans ses déterminations et ses conséquences, et dans ce qu’elle dit de toute immigration. On peut à la suite d’Abdelmalek Sayad qui écrit, en conclusion du texte inédit en France publié dans le présent ouvrage, que les « travailleurs coloniaux sont avant tout des colonisés, et qu’à ce titre ils représentent un véritable risque politique et un danger de subversion », affirmer que la gestion des immigrés continue d’être perçue au prisme du regard et d’une politique de contrôle sécuritaire.

Ont participé à cet ouvrage : René Gallissot, Mohammed Harbi, Laure Pitti, Abdelmalek Sayad.
Photos : Elie Kagan (BDIC Nanterre).
Publié avec le concours de la municipalité de Nanterre et en collaboration avec l'Institut Maghreb-Europe de l'Université Paris 8.

COLLECTION "ERASME"
Parution : septembre 2004
Pages : 170 pages
Format : 130x 210
ISBN : 2-84950-024-0




            


LE FLN - Documents et histoire



Mohammed Harbi

LE FLN - Documents et histoire


Mot de l'éditeur Ce recueil de documents et de textes est conçu comme une suite à l'ouvrage de Gilbert Meynier, Histoire intérieure du FLN, 1954-1962 (Fayard, 2002). Destiné à tous ceux qui veulent faire le point sur le conflit franco-algérien et la gestation de l'État-FLN - selon l'expression usitée en Algérie -, il permet au lecteur de les découvrir et de les évaluer par lui-même : la place de la guerre, la terreur, la vie du FLN et de l'ALN, l'attitude du peuple algérien face à l'épreuve, etc., sont présentés en toute clarté.
Le rôle du FLN est resté longtemps prisonnier des récits hagiographiques ou malveillants. Chacun sait que tout mouvement porteur d'un projet d'émancipation a besoin, souvent au prix de manipulations historiques et de désinformations, de transformer son idéal en religion en vue de susciter des dévouements et des sacrifices. Le FLN ne fait pas exception à la règle. Son succès a bénéficié des souffrances infligées aux Algériens par l'armée française et engendré une vision idyllique de son action. "
De part et d'autre de la Méditerranée, note Mohammed Ramdani, et non certes pour les mêmes raisons, on a assisté à la mise sous scellés, on a décrété le silence et l'oubli de peur que la sulfureuse anamnèse n'en vienne à désuturer les traumatismes, revisiter le paysage dévasté, rompre le règne de l'amnésie et forcer les relectures. " L'état de nos connaissances a cependant progressé. " Les bouches s'ouvrent. " Dans les années 1970, la légitimité de la cause du peuple algérien reconnue, on a commencé à prêter attention aux contradictions et aux tensions que le triomphalisme du FLN dissimulait. Des versions nouvelles de la période 1954-1962 ont vu le jour, en France plus qu'en Algérie même où, malgré des avancées, l'histoire reste " sous surveillance ". L'état des sources est devenu plus favorable aux chercheurs. Cet ouvrage en témoigne.

http://www.monde-diplomatique.fr/2005/05/HARBI/12191




            


LA GUERRE D'ALGÉRIE



Mohammed Harbi

La Guerre d'Algérie


Mot de l'éditeur Il faut, dit-on, deux générations à la mémoire collective pour digérer un passé douloureux. Cinquante ans après le déclenchement de l'insurrection algérienne, le 1er novembre 1954, le moment est-il enfin venu de mettre définitivement fin à une amnésie qui a trop longtemps duré ?
C'est le défi qu'ont relevé Mohammed Harbi et Benjamin Stora en rassemblant les meilleurs spécialistes de la question. Vingt-cinq historiens, toutes générations, toutes nationalités, toutes origines confondues, font donc ici le point sur la connaissance historique actuelle de la guerre d'Algérie, pour passer de la mémoire à l'Histoire.
Privilégiant une approche thématique plutôt que chronologique, centrée sur les acteurs et le travail de mémoire, ils brossent un panorama complet du drame algérien, qui est appelé à faire référence.




            


UN NANTERRE ALGÉRIEN



Abdelmalek Sayad

Un Nanterre Algérien, terre de bidonvilles


Mot de l'éditeur
Un Nanterre algérien, terre de bidonvilles nous raconte la terrible histoire des ces familles d’immigrés algériens venues travailler en France pour une vie meilleure et qui se sont retrouvées finalement dans les sordides baraques de Nanterre.
Les bidonvilles de Nanterre se sont constitués à partir des années 1950, une époque profondément marquée par la guerre d’Algérie. Sur ce territoire, un monde de baraquements envahis par la boue et les rats ou menacés par les incendies accidentels et criminels, a pourtant vécu avec ses échanges, ses rituels, reconstituant les solidarités importées du pays.
Plus de trente ans après son éradication, ce bidonville hante encore la mémoire et les corps. Il a déterminé la révolte fataliste des immigrés, il nourrit la colère des personnes de la deuxième génération. Un témoignage nécessaire.


Les Oranges ©2007