Les Oranges est une association loi 1901, créée en janvier 2004. Les
membres fondateurs des Oranges ont des parcours divers mais un dénominateur
commun : L'intérêt d'écrire quelques pages de l'histoire de l'immigration
oubliée par l'histoire officielle. Cette histoire devrait aussi s'écrire par la
mémoire des acteurs eux-mêmes. |
Héritiers de ceux qui ont reconstruit la France,combattu le
fascisme durant les deux guerres mondiales, nous pensons qu'il est utile de
travailler à faire connaître le rôle positif que nos parents et grands-parents
ont apporté dans la reconstruction de la France. |
Pourquoi les Oranges ? |
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Les Oranges sont la symbolique de la paix et de l'amour, comme
il en est question dans le livre d'Aziz CHOUAKI auteur Algérien, qui raconte
merveilleusement bien l'histoire entre l'Algérie et la France, depuis 1830 à nos
jours, avec humour. |
C'est pourquoi, il est question pour nous, de traiter la
question de la mémoire sous des formes très diverses : conférences/débats,
atelier d'écriture, théâtre, poésie/contes...... et tout ce qui permet de faire
émerger la rencontre, l'échange et l'association des intelligences pour
co-construire une mémoire commune, avec l'expertise des parcours de vie de
chacun, pour mieux vivre ensemble dans la paix. |
Vers l'action collective |
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Les fondateurs des Oranges ont une expérience du mouvement
associatif qui s'inspire du mouvement d'éducation populaire où l'action
collective était une priorité pour arriver à l'épanouissement individuel. La
marche pour l'égalité des droits (1983) est l'un de nos repères mémoriels dans
notre volonté d'action collective et d'autonomie. |
Intervenir dans l'espace public |
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Abeldelmalek SAYAD sociologue Maghrébin disait : "exister, c'est
exister politiquement" La visibilité des jeunes Français héritiers de l'immigration
coloniale, pour exister dans l'espace public depuis le début des années 1980 a
fait couler beaucoup d'encre et user beaucoup de pellicules dans le champ
médiatique. |
Les raisons de ces débats qui se sont produits dans l'espace
public sur le public concerné mais sans lui, émanent du fait, que ces jeunes
posaient un double problème : celui des discriminations au travail, logement, à
la formation, aux loisirs.... Mais aussi, en tant qu'enfants des milieux
populaires, ils avaient des revendications sociales qu'ils ont portées sur
l'espace public. Ces revendications sociales n'étaient pas entendables, dans la
mesure où, d'une part, c'était le " rayon " des professionnels de la politique,
et d'autre part, l'identité populaire était à l'époque dans un processus
d'enterrement, par ceux qui étaient au pouvoir. |
L'abandon des quartiers populaires, par les pouvoirs publics
dans les années 1980 et l'émergence du mot " restructuration " qui voulaient
dire en version concrète : chômage pour des centaines de milliers de
travailleurs en France, dont une grande partie des travailleurs immigrés a
déplacé la question sociale et les revendications de la jeunesse, pour plus
d'égalité vers l'éthnicisation des rapports sociaux par les gens du pouvoir des
gouvernements successifs. Cette histoire a des conséquences lourdes
aujourd'hui en terme de visibilité politique, pour les jeunes français issus de
l'immigration coloniale et dans la compréhension de leur mémoire spoliée.
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Nous avons donc, un chantier immense pour panser et penser
toutes ces blessures et notre priorité sera de comprendre pour mieux agir.
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